Origine du nom patronymique Branche principale

ORIGINE
DU NOM PATRONYMIQUE
D'après le dictionnaire des
noms et prénoms de France d'Albert DAUZAT, le patronyme serait
le surnom donné en Normandie aux mesureurs de vin ou aux
marchands de ces mesures de vin.
Dans l'ancien français parlé
et écrit (voir le dictionnaire de l'ancienne langue française
de Fr. GODEFROY.), le mot doublier aussi écrit "doblier,
dublier, dobleir et dobler" avaient les significations
suivantes :
- heaume à double lame
- faux, trompeur, perfide en
parlant d'une personne
- en Franche-Comté : cheval
qu'on ajoute à l'attelage ordinaire d'une voiture (d'après Fr.
GODEFROY, origine du nom propre DOUBLIER...)
- mesureur de vin
- soldat romain qui recevait une
double paye
- nappe
- chandelle (doblier, doplier)
Dans le dictionnaire ROBERT
(langage contemporain), il est fait mention au nom DOUBLIER de la
définition suivante : râtelier double de bergerie. Terme que
j'ai retrouvé à plusieurs reprises lors de vente d'attirail et
ustensile aratoires dans la région de Beauce et Gâtinais...
Les différentes orthographes
rencontrées au travers des documents d'Etat-Civil consultés
sont :
DOUBLIER - DOUBLIÉ - DOUBLIEZ
Il est dit, dans ma famille et
sans fondement apparent, que la branche à laquelle j'appartient,
serait d'origine auvergnate. Fait curieux : lors de recherche sur
l'état civil de la commune de ROCHETOIRIN (38), j'ai relevé un
DOUBLIER Jean dit "LAUVERGNE" né en 1708...
Géographiquement, il existe sur
la commune de ST VALLIER DU THIEY (06) une colline nommée
"montagne de doublier".
Apparemment, le nom patronymique
DOUBLIER est très peu répandu en France et les personnages
ayant vécu en dehors de ces 2 provinces (Beauce et Savoie) se
rattachent dans leurs ascendances à l'un de ces lieux.
En effet, dans l'état actuel
des recherches, il est à distinguer 2 lieu-souches des familles
DOUBLIER :
- en BEAUCE où elles
apparaissent en même temps que les registres anciens des
paroisses de TOURNOISIS, NIDS et EPIEDS EN BEAUCE principalement
(communes du département du Loiret, distantes de quelques
kilomètres entre elles), c'est à dire vers 1660.
- en SAVOIE, aussi loin que le
permet les registres paroissiaux, surtout dans la commune de
ROCHETOIRIN (près de la Tour du Pin dans l'Isère), c'est à
dire vers 1700.
Les liens entre ces souches de
familles sont actuellement inexistantes si ce n'est la
supposition (bien mince) de l'origine auvergnate ...

Vous trouverez dans
les lignes suivantes la généalogie DOUBLIER
BRANCHE
PRINCIPALE
à
l'origine et avec les connaissances actuelles, un certain
DOUBLIER a eu au moins 4 enfants : |
Aimé,
né vers 1635, décédé en 1670, épouse de Noëlle
OURY, qui suit, Léonard,
homme de labour à St Sigismond puis à Epieds,
né en 1632, décédé le 31 mars 1682 à Epieds
âgé de 55 ans, marié le 6 juillet 1665 à St
Péravy la Colombe avec Pasquière CHARTRAIN
née en 1638, décédée le 3 juin 1679 à Epieds
âgée de 41 ans, s'est remarié le 26 septembre
1679 à Epieds avec Jacquette PERDOUX de
Charsonville. Il a eu 8 enfants
Jean,
né vers 1625 et décédé le 26 février 1684 à
Epieds âgé de 59 ans épouse Andrée VERDIER,
née en 1638. Andrée décède le 7 avril 1688 à
Epieds âgée de 50 ans. Ils ont eu 10 enfants
Rose,
née en 1634, décédée le 21 janvier 1689 à
Epieds, épouse Thomas GUILLON. Ils ont eu
2 enfants
Aimé,
né vers 1635, décédé en 1670 à Epied en Beauce, et
sa femme Noëlle OURY (remarié avec Simon BRETON), née
en 1640, décédée après 1700, ont eu au moins 3
enfants : |
Lubin,
né en 1658, marié avec Etiennette AUVRAY
puis avec Jeanne GASNIER, qui suit, Marie,
née le 12 février 1663 à Epieds, mariée à 26
ans le 21 janvier 1689 (le jour du décès de sa
tante Rose) à St Péravy la Colombe avec Gentien
NOURRISSON (fils de Gentien et Françoise
BRETON),né en 1657, décédé le 14 décembre
1727 à St Péravy à 70 ans. Ils ont eu 1 fille
: -Marie, née le 10 octobre 1689 à St Péravy
Aimé,
né le 26 septembre 1669 à Epieds, épouse à 31
ans Madeleine ROUGELET (veuve de Claude
CASSEGRAIN) le 21 juin 1700 à St Péravy la
Colombe. Madeleine décède le 15 août 1717 à
St Péravy à 50 ans environ. Ils ont eu 4
enfants
Lubin,
né en 1658, laboureur à St Péravy, puis à Tournoisis,
a épousé à l'âge de 22 ans le 11 février 1680
(exécution de la Voisin reconnue coupable dans l'affaire
des poisons) à St Sigismond Etiennette AUVRAY (fille de
Noël et Renée ROUSSEAU). Puis après le décès de
Etiennette en 1692, Lubin se remarie à l'âge de 34 ans
le 29 juillet 1693 à Epieds en Beauce avec une jeune
femme de 21 ans Jeanne GASNIER (fille de Pierre), née en
1672 et décédée le 11 juin 1744 à Tournoisis à 72
ans. Lubin décède le 23 octobre 1710 à Tournoisis à
52 ans. Jeanne se remarie à 42 ans, d'abord le 26 juin
1714 à Tournoisis avec Michel BON puis à l'âge de 52
ans le 25 juillet 1724 à Tournoisis avec Jean LAMBERT.
De son premier mariage, Lubin a au moins 5 enfants : |
Etiennette,
née en 1688, décédée en 1720, mariée avec Pierre
BOULARD. Ils ont 11 enfants Marie,
née 1 février 1685 à St Péravy, épouse de Laurent
HURAULT. 3 enfants
Aimé,
né en 1686, laboureur à Guillard
(Guillonville), marié avec Jeanne CHENU.
Aimé est décédé le 6 mars 1745 à
Guillonville. Ils ont eu 2 filles
Lubin,
né le 6 mars 1688 à St Péravy, décédé en
1718, marié le 16 février 1711 à Tournoisis
avec Marie LAISNE. 5 enfants
Pierre,
né et décédé en 1690.
et du deuxième mariage,
7 enfants :
Simon,
né le 20 avril 1694, décédé le 5 octobre
1721, marié avec DUBOIS Marie. Ils ont 1
fille : Marie, née le 28 août 1716,
épouse le 29 février 1740 à Cercottes Antoine
ROUILLON (veuf de Marie DARNAULT) Jeanne,
née en 1696, mariée en 1714 à Tournoisis avec Claude
DARNAULT. Ils ont 9 enfants
Anne,
née le 13 mars 1697, se marie 3 fois, d'abord
avec DOUSSET Pierre. En 2es noces, en 1719
elle épouse Pierre CORMIER puis François
HUET en 1727. Elle décède en 1761 à 64
ans. elle a eu au moins 9 enfants
Françoise,
née le 21 août 1698, décédée le 6 novembre
1706
André,
né le 21 juin 1700 à Tournoisis, décédé 9
mars 1758 à Tournoisis, épouse le 25 novembre
1721 Marie BELLANGER. Ils ont eu 10
enfants
Marie
Anne, née le 14 août 1702 à Tournoisis
Nicolas,
né en 1703, époux en 1es noces Marguerite
CHAMPENOIS, et en 2è noces, Hélène
COINTEPAS qui suit,
Nicolas,
né en 1703, laboureur, blatier et aubergiste à
Tournoisis, se marie à l'âge de 25 ans avec Marguerite
CHAMPENOIS (fille de Jacques et Jeanne BLIN) le 3
février 1728 à Tournoisis. Locataire de l'auberge qui
appartient à Joseph DAUPLAY. Après le décès de
Marguerite en 1733, qui était née en 1703, il épouse
à 31 ans le 11 janvier 1734 à Tournoisis Hélène
COINTEPAS, née en 1708. Nicolas, qui ne savait signer,
décède le 6 novembre 1778 Tournoisis à 75 ans chez son
fils Etienne à Sorency. Il a de son premier mariage 3
enfants et de son deuxième mariage, 7 enfants : |
Nicolas,
né en 1729, décédé en 1771, époux de Marie
Catherine BOULARD, qui suit, Marguerite,
née en 1731
Simon,
né le 9 février 1733 et décédé le 18 juin
1733
et de son deuxième
mariage :
Hélène,
née en 1737, épouse de François FERRIERE.
Ils ont eu 2 enfants André,
né le 13 juillet 1739, décédé en 1749
Etienne,
laboureur, né le 2 décembre 1740, décédé en
1781, marié le 21 juillet 1766 à Tournoisis
avec Catherine HUET (veuve de Pierre
DOUSSET). 2 enfants
Philippe,
né en 1742, décédé en 1762
Marie,
décédée en 1754
Lubin
Etienne, né en 1747, laboureur à la
Nozillette (paroisse de St Honoré de Blois)
épouse le 20 juillet 1774 à Tournoisis Hélène
DOUSSET (fille de Pierre et Catherine HUET).
Ils ont 7 enfants.
Madeleine,
née en 1745, décédée en 1813, mariée le 27
novembre 1770 à Tournoisis avec Jean GASNIER,
journalier. Ils ont eu 4 enfants
Nicolas,
né en 1729, laboureur et aubergiste à Tournoisis,
épouse à 25 ans le 19 février 1754 à Epieds Marie
Catherine BOULARD (fille de Jacques et Marguerite PELLE)
. Propriétaire de l'auberge, qu'il achète vers 1767, d'une maison à côté de l'auberge
et exploitant 93 mines environ de terres labourables Il
décède le 2 janvier 1771 à 42 ans et Marie Catherine
décède après 1787. Ils ont eu 8 enfants dont 3 vivants
à l'âge adulte : |
Etienne,
né en 1757, époux de Marie Jeanne FILLON,
qui suit, Catherine, née en
1755, décédée le 22 février 1819, épouse en
1777 Sébastien PEIGNE, maréchal -
ferrant à Tournoisis. Ils ont eu 6 enfants.
Madeleine,
née le 15 mars 1759, mariée en 1783 avec François
HURAULT, aubergiste à Orléans. Ils ont eu 1
enfant
Nicolas,
né le 23 octobre 1760 à Tournoisis, décédé
en 1763
Thérèse,
née et décédée en 1762
Marguerite,
née et décédée en 1762, soeur jumelle de
Thérèse
Denis
Victor né le 26 septembre 1763 et décédé
le 18 novembre de la même année
Etienne,
né le 7 juillet 1757 à Tournoisis, cultivateur et
aubergiste à l'auberge Ste Barbe, quartier de la grande
route, il épouse à 30 ans le 11 juin 1787 à
Tournoisis) Marie Jeanne FILLON (fille de Jean et Marie
BLOT), née le 13 juillet 1759 à Sancheville.
Propriétaire de l'auberge Ste Barbe et exploitant de 43
hectares de terres labourables (dont au moins 19 hectares
en propriété), il fait construire à neuf une grande
écurie au fond de la cour de l'auberge et une grange
couverte en rouche contenant 4 espaces située de l'autre
côté de la route sur une place nue. Maire de Tournoisis
en 1792 et lieutenant de la garde nationale en 1803, il
décède le 27 février 1808 à l'auberge, âgé de 51
ans. Marie Jeanne, qui ne savait signer, s'éteint le 21
octobre 1835 à 76 ans, dans la maison vis à vis de
l'auberge qu'elle a fait construire après le décès
d'Etienne. Ils ont 6 enfants : |
François
Firmin, né en 1785 Désirée
Marie, née le 28 avril 1793
Sébastien
Etienne, né aussi le 28 avril 1793, frère
jumeau de Désirée, épouse le 3 février 1813 Euphrosine
DOUSSET, il s'installe comme cabaretier à
Cloyes sur le Loir. Il décède en 1826 à 29
ans. 5 enfants
François
Toussaint, né le 6 octobre 1795 et décédé
le 10 novembre 1795
Hortense
Marie Florence Désirée, née le 19 mars
1797, mariée le 20 septembre 1818 avec Jean
Pierre RIVIERRE, laboureur. Ils ont 1 enfant
Louis
Hyppolite, né le 15 septembre 1800, mari de Françoise
BOUCHER, qui suit,
Louis
Hyppolite, né le 15 septembre 1800 à Tournoisis,
cultivateur, aubergiste et maître de poste à
Tournoisis, membre du conseil municipal à 23 ans,
propriétaire de l'auberge Ste Barbe, de l'ancienne
auberge St Jacques, d'une maison près de l'église et
d'une autre maison dans le bourg de Tournoisis où il se
retire après le décès de sa femme, et aussi d'environ
54 hectares de terres labourables, en outre il exploite des terres
appartenant à Monsieur de Courcy. Il épouse à 23 ans
le 8 juillet 1823 à Tournoisis Marie Françoise Rosalie
BOUCHER, (fille de Pierre et Marie Françoise CORMIER)
née le 20 juillet 1800 à la ferme des Hôtels
(Villamblain). Il décède le 13 décembre 1871 et
Françoise le 26 décembre 1855, tous les deux à Tournoisis. Ils ont
eu 6 enfants : |
François
Alfred, né le 31 mai 1824, cultivateur à
Tournoisis, marié en 1855 avec LANGER
Françoise Virginie, née en 1829,
décédée le 1 octobre 1871. En procès contre
la commune de Tournoisis en 1873 pour le
remboursement des réquisitions en bestiaux,
pailles et grains faîtes par le maire lors de la
guerre 1870/1871. Ils ont eu 4 enfants. Rosalie
Clotilde, née le 3 mai 1825, décédée 27
février 1833
Louis
Philippe, né le 8 octobre 1830, époux de Anise
DUBOIS, qui suit,
Emélie
Stéphanie, née le 29 octobre 1831, épouse
de Césaris DUBOIS, cousin de Anise
(ci-dessus) cultivateur à la Couture
(Villeneuve/s/Conie 45). 5 enfants
Jean
Baptiste, né le 7 février 1833, décédé
en 1834
Eugénie
Ernestine, née 1 novembre 1836, mariée avec
Louis LEROUX, cultivateur au Chesne
(Villebout 41). 2 enfants
Louis
Philippe, né le 8 octobre 1830 à Tournoisis, doit
sûrement ces prénoms de la proclamation de Louis
Philippe, roi des Français le 9 août c'est à dire 2
mois avant sa naissance, cultivateur, aubergiste et
maître de poste, se marrie à Patay à 24 ans le 12
juillet 1854 avec Marie Anise DUBOIS (fille de Louis Eloi
Baptiste et Marie Théodore GOUIN). Travaille quelques
années avec son père et avec son frère. Membre du
conseil municipal de Tournoisis en 1860, il signe un bail
en 1865 pour s'installer en 1869 à Ronville la Chapelle,
commune de Neuville. Il achète la propriété du Bignon
à Neuville en 1882 qu'il revend en 1897, entre temps, il
passe un bail en 1879 à son nom et celui de son fils
Louis Albert pour exploiter la ferme de la Basse Cour de
St Germain le Grand prenant la suite de son beau frère
Germain Eloi DUBOIS et enfin Place du Martroi, toujours
sur la commune de Neuville. Anise, née le 7 novembre
1833 à Patay, décède le 18 mai 1909, rue Girard et
Louis Philippe décède 37 jours après, le 24 juin à 79
ans chez son fils Louis Marie Albert . Ils ont eu 4
enfants : |
Louis
Marie Albert, né le 17 juillet 1856, époux
de Henriette TAFFOUREAU, qui suit, Marie
Louise Germaine, née le 5 mai 1858,
décédée le 18 août 1875 à 17 ans.
Charles
Marie Aurélien, né le 13 juin 1859,
décédé en 1936, marié avec BARBERON Marie.
Ils ont eu 4 enfants
Georges
Marie Hyppolite, né en 1872, décédé le 5
janvier 1877 à 5 ans.
Louis
Marie Albert, né le 17 juillet 1856 à Tournoisis, la
même année que le Prince Impérial (fils de Napoléon
III), l'essor industriel est en marche de même que
l'exode rural. Membre du conseil municipal, cultivateur
à St Germain, commune de Neuville avec son père, puis
à l'ancienne auberge de l'écu. Il épouse le 16 juin
1880 à Neuville et à 23 ans Henriette Victoire Virginie
TAFFOUREAU (fille de Victor Auguste Maxilien et Julie
Virginie Florentine BONNEAU), née le 20 mars 1857 à
Neuville, décédée le 12 juillet 1926 à Neuville.
Louis Marie Albert décède le 22 août 1935 à 79 ans,
place du Martroi. Ils ont eu 7 enfants. |
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